Paru : "L’ogresse, Le ventre des destins, Espérance", de Robert FRED chez Gérard Guy

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Chez Gérard Guy 2006

Poète suisse, Robert Fred nous offre son dernier concerto en poésie en forme de triptyque : L’ogresse, Le ventre des destins, Espérance.

Le dernier chant d’un compagnon de route est toujours attendu avec crainte et plaisir. Nous le savions, celui-là, est poète. Il égrenait jusqu’ici une délicieuse musique de chambre d’où s’échappait un ton qui lui était unique. Nous lui connaissions aussi, dû à son itinéraire atypique, une tendance à ne mesurer le poème qu’à la lampe de sa présence dans ce monde matériel. Il en résultait lorsqu’il échappait à sa propre raison des petits diamants poétiques, les autres ne se décantaient pas de l’histoire et finissaient inachevés sur les lèvres de l’auteur et du lecteur. Savions-nous pourtant que nous étions très près du grand chant, du chant universel ?

Il est là ce chant magnifique. Il ne raconte plus une histoire, il est au-dessus et donc au centre de nos préoccupations humaines. Il n’est pas bavard ; il a su se discipliner du début à la fin ; il alimente ses vers des mots essentiels. C’est bonheur à grandir, à voir par d’autres yeux ce monde qui nous entoure.

L’auteur en visite en juin à Carnac en 2006, troisième en partant de la gauche. - 7.4 ko
L’auteur en visite en juin à Carnac en 2006, troisième en partant de la gauche.

Mais, n’entrons pas dans l’exégèse, laissons en quelques poèmes, le poète vous inviter à le suivre vers l’essentiel.

Le premier comme une confidence avec l’enfance

18 mai 1998

Le ventre des mamans

Une petite boîte à neige

une sphère de rêve

une boule de lumières

une toute ronde

De ce qui ôte nos souffrances

le plus doux

est le ventre des mamans

Un second comme une interrogation avec le frère humain

12 mai 1998

Qui es-tu ?

Mais dis-moi ?

qui est-tu ?

Un ange un démon un homme

un mélange une couleur ?

un chien un oiseau un pays

une terre ?

L’univers est immense

tu es sûrement petit

Et si tu n’étais rien ?

serais-tu différent ?

Le dernier pourrait servir de blason à notre grenouille, symbole du mouvement

14 mars 2001

Don de la fortune

Cent à vivre est un leurre

Garder ses richesses est vain

Fortune est donner

Le reste est mourir.

Voici quelques extraits du chant du têtard, alors une prière en sa direction : continue à nous émerveiller.

Technique : 144 pages, longueur 17,9, largeur 11,3, sans sommaire, exemplaire de luxe rehaussé d’une gravure de Gérard Guy 80 euros, exemplaire courant 18 euros.

Voir liens du site pour se le procurer chez l’auteur ou s’adresser à : Gérard Guy 18 allée Claude Monet 78 Marly-le-roi.

ou encore

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Contact : chignan@tiscali.fr

 
   
 
   
         
   
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